L’interdépendance des circuits alimentaires sous tension
PE | CTIFL
Sebastien Abis du Club Demeter explique lors de la dernière journée nationale du CTIFL sur la distribution grossiste en France comment produire plus, mieux et durablement dans un monde plus instable, grâce à notre capacité à coopérer, innover et anticiper.
Lors de la journée française des circuits de distribution grossiste le 25 novembre dernier au marché de gros de Lyon Corbas, Sebastien Abis du Club Demeter a expliqué comment l’interdépendance des circuits alimentaires est plus que jamais sous tension. La journée fût organisée par le Centre National Interprofessionnel des Fruits et Légumes (CTIFL) et la fédération nationale des grossistes en fruits et légumes (FEL Partenariat).
Défis à court et long terme
Sebastien Abis a rappelé sur le long terme les immenses défis de la chaine alimentaire : population mondiale qui continue d’augmenter, le triple objectif de sécurité alimentaire durabilité et la santé, la nécessité de combiner toutes les formes d’agriculture (traditionnelles, technologiques, maritimes…), les pertes alimentaires persistantes autour de 30%, les ressources limitées en eau et sol face au changement climatique. Sur le court terme les conflits (ex. Russie-Ukraine), la compétition entre puissances (États-Unis, Chine, Brésil…) font apparaitre un monde multipolaire instable (“ère des hippopotames”) ou l’alimentation devient un outil de puissance stratégique.
Changements stratégiques possibles
Face à ces défis la chaine alimentaire et les circuits de gros en particulier on l’opportunité avec les fruits et légumes de promouvoir les transformations alimentaires et sociétales nécessaires, grâce aux attributs de la filière sur la santé et l’environnement. Les innovations en agro-technologie viennent aider à répondre aux nouveaux besoins alimentaires dus au vieillissement de la population. La filière peut sans aucun doute aider l’Union Européenne a concilier souveraineté alimentaire, compétitivité et durabilité. La France peut et doit inverser la tendance à la hausse de ses importations en fruits et légumes. Elles ont en effet été multipliées par 4 en 24 ans pour atteindre €11,8 milliards en 2024, contre €3,5 milliards en l’an 2000.
Pour plus d’information sur les challenges et opportunités de la filière, vous pouvez écrire ici.




