Marchés publics de l'UE : proposition d'un concept « la moitié de l'assiette » pour la restauration collective
Freshfel Europe a souligné le rôle stratégique des fruits et légumes frais dans la future réforme des marchés publics de l'UE, qui concernent un secteur alimentaire évalué à 33 milliards d'euros.
Freshfel Europe a participé le mois dernier à la première initiative « Food Dialogues » de la Commission européenne, sous la houlette de la commissaire Hansen. Les « Food Dialogues » constituent une nouvelle plateforme d’échange entre les acteurs publics et privés et aborderont les défis de la chaîne alimentaire. La première réunion s’est concentrée sur la prochaine réforme des marchés publics prévue pour juin 2026. Freshfel Europe, en défense du secteur des produits frais, a souligné, au sein de cette plateforme de haut niveau, la nécessité urgente de reconnaître le rôle essentiel des fruits et légumes frais dans la prochaine réforme des marchés publics.
Un marché alimentaire de 33 milliards d’euros
La discussion a porté sur la prochaine réforme des marchés publics alimentaires, un domaine que Freshfel Europe considère comme un levier politique puissant pour façonner un paysage alimentaire plus sain et plus durable. Les marchés publics représentent un marché de 33 milliards d’euros d’approvisionnement alimentaire, ce qui correspond à environ 5 % du total des achats alimentaires effectués chaque année dans l’UE. Avec l’évolution des modes de vie et la multiplication des repas pris à l’extérieur, des millions de repas sont servis chaque jour par le biais des systèmes de marchés publics dans les écoles, les hôpitaux, les universités, les administrations publiques et d’autres institutions publiques à travers l’Europe. Les choix effectués au sein de ces systèmes ont un impact direct sur la santé des citoyens, les habitudes de consommation à long terme et la durabilité du système alimentaire européen.
Le principe « la moitié de l'assiette » pour les menus
Freshfel Europe a donc appelé à l’adoption de critères de durabilité plus clairs et plus explicites favorisant les fruits et légumes dans les futurs marchés publics de l’UE. Une approche pratique et efficace consisterait à introduire un principe de « la moitié de l’assiette » dans la restauration collective, conformément aux recommandations alimentaires, où la performance des repas en matière de durabilité serait récompensée. Cette approche inciterait les restaurateurs à privilégier les aliments frais et non transformés et à réduire leur dépendance vis-à-vis des produits ultra-transformés.
Les fruits et légumes, « la solution »
Freshfel Europe a rappelé lors de la réunion que les fruits et légumes font partie des catégories d’aliments qui reflètent le mieux certaines des lignes directrices conçues pour la réforme à venir. Les produits frais pourraient répondre à plusieurs ambitions identifiées par la Commission et le CCR (Centre commun de recherche) pour des appels d’offres alimentaires plus durables, avec des aliments de saison et naturels, une production biologique et des chaînes d’approvisionnement courtes assurées par des PME. Cela pourrait contribuer à renforcer les économies agricoles locales, un objectif auquel les fruits et légumes contribuent largement.
Le coût énorme de l’inaction
Comme l’avait déjà averti Freshfel Europe, le coût de l’inaction est énorme. «En fixant des critères de durabilité clairs pour les marchés publics dans les services de restauration et la distribution automatique, l’UE peut transformer les systèmes alimentaires publics en un puissant catalyseur pour une alimentation plus saine, une agriculture plus durable et un système alimentaire européen plus résilient », a déclaré Philippe Binard lors du premier Dialogue alimentaire de l’UE.




