Pourquoi le prix de l'ananas va exploser en 2026
Les importateurs et les détaillants devront peut-être ajuster les prix qu'ils paient pour garantir un approvisionnement régulier.
Les prix internationaux de l'ananas continuent de grimper et les analystes de l'industrie s'attendent à ce que la tendance à la hausse se renforce jusqu'en 2026. Cette hausse est principalement attribuée à une demande mondiale soutenue, qui a augmenté sur les marchés traditionnels et s'est étendue à de nouvelles régions de consommation. L'intérêt croissant pour une alimentation saine, ainsi que la popularité des jus, des smoothies, des infusions et des fruits frais prêts à consommer, contribuent à cette dynamique.
L'ananas a également gagné du terrain dans les secteurs non alimentaires, notamment les cosmétiques et les produits de consommation courante, ce qui accroît la pression sur les chaînes d'approvisionnement existantes. Entre-temps, la croissance de la production n'a pas suivi le rythme de la consommation. Le Costa Rica, premier exportateur mondial avec environ 80 % des expéditions mondiales, a augmenté sa production mais ne parvient toujours pas à répondre à la demande. La valeur élevée des fruits destinés aux industries nationales, telles que les jus et les produits transformés, influe également sur les prix internationaux.
Les producteurs notent que l'augmentation des coûts des intrants et de la main-d'œuvre entraîne une hausse des dépenses de production globales. En outre, des conditions météorologiques défavorables ont réduit les volumes prévus pour le premier trimestre 2026, après avoir affecté la préparation du sol et la plantation l'année précédente. Bien que davantage de terres soient allouées à la culture future de l'ananas, les niveaux d'expansion actuels sont insuffisants pour équilibrer les besoins mondiaux.
Les observateurs du marché avertissent que les importateurs et les détaillants pourraient devoir ajuster les prix qu'ils paient pour garantir un approvisionnement constant, car ceux qui ne sont pas prêts à s'adapter risquent d'être confrontés à des pénuries au cours de l'année à venir.
source : agraria.pe
photo : powo.science.kew.org




