Le Japon fait état d'un impact record de la canicule sur les cultures alors que les mesures d'adaptation se multiplient
Le MAFF prévoit que l'adaptation au changement climatique restera une priorité essentielle pour le secteur horticole japonais.
Le Japon a connu en 2025 l'été le plus chaud jamais enregistré, ce qui a accru la pression sur la production de fruits et légumes et accéléré la transition vers des variétés résistantes à la chaleur et des technologies de refroidissement, selon le dernier rapport sur les impacts climatiques publié par le ministère de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche (MAFF).
Le rapport montre que l'écart de température moyen du pays a atteint +2,36 °C, le plus élevé depuis le début des relevés en 1898. En réponse, les agriculteurs ont étendu la culture de variétés de riz résistantes à la chaleur de 42 000 hectares, portant la superficie totale à 248 000 hectares, soit 18,2 % de la production totale de riz de table.
Cultures
Les températures élevées ont affecté un large éventail de cultures fruitières et maraîchères à travers le Japon.
Pour les pommes, une mauvaise nouaison liée à la chaleur pendant la floraison a été signalée dans 40 à 50 % des zones de production à l'échelle nationale, ce chiffre atteignant 60 à 70 % dans les régions du nord. Les raisins et les mandarines satsuma ont également présenté un rougissement retardé ou irrégulier, en particulier dans l'ouest du Japon, où des impacts ont été enregistrés dans 40 à 60 % des zones de culture.
Les légumes ont subi un stress similaire. Les cultures de tomates ont connu une floraison et une nouaison réduites dans 40 à 50 % des zones plantées à l'échelle nationale, tandis que les fraises ont vu la formation des bourgeons retardée dans jusqu'à 70 à 80 % des zones de production de l'ouest du Japon.
Mesures
Les producteurs adoptent de plus en plus des outils d'adaptation pratiques pour stabiliser les rendements.
Pour les cultures fruitières, le passage à des variétés à meilleure coloration s'est avéré efficace, tandis que les producteurs de mandarines utilisent des systèmes de refroidissement nocturne. Dans la production maraîchère, des matériaux d'ombrage, des couvertures de protection contre la chaleur et des techniques de refroidissement des plantes sont largement mis en place pour maintenir le développement des cultures pendant les périodes de chaleur.
Le rapport note également une diversification progressive de la production vers des cultures mieux adaptées aux conditions plus chaudes, notamment la culture de l'avocat et du gombo dans plusieurs préfectures.
Le MAFF s'attend à ce que l'adaptation au changement climatique reste une priorité centrale pour le secteur horticole japonais, car la hausse des températures continue de modifier les performances des cultures et les stratégies de production régionales. Le ministère encourage une adoption plus large de pratiques éprouvées d'atténuation de la chaleur afin de soutenir un approvisionnement stable et de protéger la productivité agricole au cours des prochaines saisons.
source : maff.go.jp
photo : MAFF via facebook.com




